Les coussinets dorsaux des phalanges

Décrits par Garrod, ils sont l’atteinte dorsale de la maladie de Dupuytren à la main. La fréquence est importante dans les pays du nord de l’Europe.(20à40%) Ils sont rarement gênants mais peuvent, s’ils sont volumineux, entrainer une limitation de la flexion de l’articulation inter phalangienne ou une  gène esthétique. L’infiltration intra nodulaire d’un dérivé cortisoné donne des résultats remarquables. Les conditions d’asepsie de l’injection sont les mêmes que pour toutes  infiltrations. L’injection se fait en sous cutané au sein du nodule avec une aiguille de 25 g  0,5x16 mm montée  sur une seringue de 2 ml. Le corticoïde ne doit pas être un dérivé fluoré, les risques d’atrophie cutanée n’étant pas négligeables. En pratique nous utilisons l’acétate de prednisolone  (Hydrocortancyl®) qui est injecté sous pression dans et autour du nodule. Dans la plupart des cas le geste n’est pas douloureux  et ne nécessite pas d’anesthésie locale .Les complications sont exceptionnelles et le risque septique n’est pas plus important que pour toute autre infiltration. Une ou deux injections à deux semaines d’intervalle entrainent une fonte du nodule en une quinzaine de jours après une phase dyschromique dont il faut prévenir le patient. Rappelons ici les mauvais résultats de la chirurgie avec cicatrices souvent chéloïdes.