La maladie de La Peyronie

Décrite en 1743 par François Gigot de La Peyronie chirurgien de Louis XV elle se caractérise par une déformation en coudure de la verge en érection.

Il existe une plaque de fibrose non élastique de l’albuginée (enveloppe sous la peau du pénis) Cela entraine une coudure vers le haut et plus ou moins latéralement en érection (comme la déformation d’un ballon de baudruche que l’on gonfle après avoir mis un point de colle) Cette déformation peut entrainer une gène voir une impossibilité de pénétration.

La fréquence est de 1 à 3 % de la population de l’Europe. Cette affection apparait en général en quelques mois (avec souvent des douleurs) puis reste stable et peut même spontanément régresser. A l’examen le praticien retrouve à la palpation une plaque le plus souvent dorsale et parfois latérale. L’échographie associée au Doppler permet de préciser les rapports anatomiques et la vascularisation. L’IRM sera aussi utile. L’association avec la maladie de Dupuytren est fréquente (30% des cas)

Les traitements médicaux doivent être précoces pendant la phase inflammatoire.

Plusieurs traitements ont fait la preuve de leur efficacité : les injections locales de corticoïdes, la colchicine, le vérapamil, l’imiquimod, l’interféron ά2β et plus récemment la collagénase. La lithotripsie est décevante. Le sildénafil (Viagra®) sera proposé en cas de troubles érectiles associés.

Les traitements chirurgicaux souvent lourds et entrainants un raccourcissement de 1 à 2 cm ne seront proposés qu’en cas d’échec médical pour des sujets motivés.